L’engagement de progrès de la profession renforcé grâce au dialogue instauré par la médiation inter-entreprises

//L’engagement de progrès de la profession renforcé grâce au dialogue instauré par la médiation inter-entreprises

L’engagement de progrès de la profession renforcé grâce au dialogue instauré par la médiation inter-entreprises

A travers la réunion conclusive des travaux de la Médiation des relations inter-entreprises présidée par le Préfet Philip Alloncle, Délégué aux coopérations de sécurité, et à laquelle étaient invités deux représentants du Collectif « Urgence Sécurité », le SNES, l’USP et le CDSE ont approuvé deux mesures de régulation économique : la limitation de la sous-traitance à deux niveaux et l’instauration d’un mécanisme de garantie financière. Ils ont également approuvé le principe de la publication systématique des sanctions prononcées par le CNAPS.

Le Collectif Urgence Sécurité se félicite de constater que les trois organisations professionnelles ont approuvé la mise en place de trois des demandes qui sont à l’origine de sa création en juin 2018.  

Alors que le rapport Fauvergue/Thourot devrait aboutir à une prochaine loi portée à l’initiative de la nouvelle équipe ministérielle à l’Intérieur (MM. Castaner/Nuñez) et au moment où 60% des Français demandent plus de coopération entre les forces de l’ordre et la sécurité privée, selon une étude publiée début octobre à l’initiative d’Odoxa et Fiducial Sécurité, cette médiation est de bon augure !

 

Une profession réunifiée pour soutenir la démarche des pouvoirs publics

Rappelons que ce quasi-alignement des planètes est renforcé par une annonce très importante, la réunification en cours de la profession. De deux syndicats, le SNES et l’USP devraient bientôt ne faire plus qu’un pour servir avec davantage de force les entreprises des métiers de la surveillance humaine. C’est ainsi qu’ils ont désigné les noms de leurs représentants respectifs pour travailler ensemble sur ce chantier historique.

Gérard Martin et Patrick Senior, porte-paroles du collectif, rappellent « l’attachement scrupuleux des 10 membres fondateurs du Collectif au respect des délais de cette réunification programmée par les présidents des syndicats au milieu de l’année 2019 ».

Alignement quasi-parfait des planètes institutionnelles écrivions-nous car quelques nuages viennent cependant assombrir le paysage. Les indicateurs économiques de l’année 2017 de la profession publiés dans l’Atlas 2018* mettent en effet en évidence un coup d’arrêt à la croissance des budgets de sécurité des entreprises.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, rappelait dernièrement un aspect glaçant de la réalité de notre société qui ne nous incite pas à baisser la garde : « Daech a toujours une volonté intacte de frapper le territoire ». A bon entendeur…

  

Rappel des engagements et des demandes du Collectif Urgence Sécurité

  • Obtenir l’unification des deux syndicats représentatifs de la surveillance humaine.
  • Mettre en place une politique ambitieuse de formation des cadres, agents de maîtrise et salariés de la sécurité ainsi que les conditions de son financement pour permettre aux agents d’assurer mieux leurs missions actuelles et développer les nouvelles compétences nécessaires à la mise en place du continuum.
  • Mettre en place une garantie financière afin de mettre un terme à la concurrence déloyale de la part d’entreprises qui se créent par effet d’aubaine (Rappelons que 67% des sociétés privées de sécurité n’ont aucun salarié).
  • Interdire la sous-traitance en cascade, action impossible à ce jour sans modification de la loi.
  • Engager une réflexion sur les excès de certaines pratiques commerciales : le continuum de la sécurité passe aussi par des prix raisonnables.
  • Donner plus de moyens juridiques au Conseil national des activités privées de Sécurité (CNAPS) pour lutter contre les pratiques de dumping social.

 

* Atlas 2018, En Toute Sécurité

2018-10-23T13:48:51+00:00