Les propositions encourageantes du rapport Fauvergue/Thourot

//Les propositions encourageantes du rapport Fauvergue/Thourot

Les propositions encourageantes du rapport Fauvergue/Thourot

Le rapport des députés Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergue a été présenté au Premier ministre mardi 11 septembre 2018. Le Collectif « Urgence Sécurité » se félicite des propositions concernant la sécurité privée que les députés considèrent comme fondamentale.

 En cela le Collectif se félicite entre autres des points suivants :

  • La sécurité privée est « un partenaire incontournable» ;
  • Pour lutter contre les abus, préconiser un « encadrement strict des règles de sous-traitance » et« l’introduction d’une responsabilité solidaire pour les donneurs d’ordre» ;
  • Disposer au travers du CNAPS* de cartes professionnelles sécurisées ;
  • Proposer de confier ou d’élargir à des sociétés privées des missions actuellement confiées aux forces de sécurité de l’Etat : gardes statiques, transfert de détenus hospitalisés non dangereux, protection de personnalités ;
  • Avoir la possibilité d’intervenir aux « abords des lieux dont les agents de sécurité ont la responsabilité».

Le rapport précise également que notre secteur est « éclaté » avec de « grandes fragilités ». Aussi, ces constats rejoignent en partie celles du collectif créé au mois de juin dernier. Quelques semaines après sa constitution, l’appel lancé par le Collectif « Urgence Sécurité » avait permis de créer le consensus autour d’une vision commune : la nécessaire réunification patronale pour une profession forte en capacité de répondre aux nouveaux enjeux sécuritaires.

Depuis, Pascal PECH et Claude TARLET, respectivement Président du SNES** et de l’USP**, ont annoncé leur souhait de voir aboutir une réunification rapide des principales organisations patronales de la profession de la surveillance humaine***. Le collectif a proposé la signature d’un accord de méthode adossé à un calendrier des opérations entre le SNES et l’USP permettant de définir les actions à accomplir dans un laps de temps incompréhensible et aboutir à la création d’un nouveau syndicat réunifiant les organisations patronales actuelles représentatives de l’activité surveillance humaine.

Ainsi, les acteurs du quotidien que sont les entreprises du Collectif seront disponibles pour participer à la concertation avec les services du Ministère de l’Intérieur demandée par le Premier Ministre et destinée à préciser avant la fin de l’année les suites opérationnelles à donner au rapport des deux parlementaires.

Nos entreprises répondront présentes pour accroitre le partenariat avec les pouvoirs publics dans le cadre de leur mission de sécurité. Reste à créer les conditions favorables :

Mettre en place une politique ambitieuse de formationdes cadres, agents de maîtrise et salariés de la sécurité ainsi que les conditions de son financement pour permettre aux agents d’assurer mieux leurs missions actuelles et développer les nouvelles compétences nécessaires à la mise en place du continuum.

  • Mettre en place une garantie financièreafin de mettre un terme à la concurrence déloyale de la part d’entreprises qui se créent par effet d’aubaine (Rappelons que 67% des sociétés privées de sécurité n’avaient aucun salarié).
  • Interdire la sous-traitance en cascade, action impossible à ce jour sans modification de la loi.
  • Mettre en place une réflexion sur les excès de certaines pratiques commerciales : le continuum de la sécurité passe aussi par des prix raisonnables. C’est dans ce sens que le collectif a interpellé Pierre Pelouzet, le médiateur des relations inter-entreprises et le préfet Philip Alloncle, délégué aux coopérations de sécurité lesquels qui ont accueilli favorablement la démarche du collectif.
  • Donner plus de moyens juridiques au Conseil national des activités privées de Sécurité (CNAPS) pour lutter contre les pratiques de dumping social.

Patrick Senior (BSL Sécurité) et Gérard Martin (Fiducial Sécurité), porte-paroles du Collectif « Urgence Sécurité », soulignent : « ces propositions vont dans le bon sens pour aider la sécurité privée à sortir du marasme. En effet, le collectif déplore cet incroyable paradoxe, avec d’un côté des exigences toujours plus importantes pour garantir la sécurité des Français et, de l’autre, une pression financière devenue intenable de la part de certains donneurs d’ordres et incompatible avec la formation exigée des agents de sécurité tel que souligné dans le rapport parlementaire ».

2018-09-12T18:46:25+00:00