La réunification de la profession est en marche pour accompagner les propositions du rapport Fauvergue/Thourot

//La réunification de la profession est en marche pour accompagner les propositions du rapport Fauvergue/Thourot

La réunification de la profession est en marche pour accompagner les propositions du rapport Fauvergue/Thourot

Quelques semaines après sa constitution, l’appel lancé par le Collectif « Urgence Sécurité » a permis de créer le consensus autour d’une vision commune : la nécessaire unification patronale pour une profession forte en capacité de répondre aux nouveaux enjeux sécuritaires.

Les membres du collectif saluent les annonces de Pascal PECH et Claude TARLET, respectivement Président du SNES et de l’USP, pour aboutir à une réunification rapide des deux organisations patronales de la profession de la surveillance humaine.

Le collectif a proposé la signature d’un accord de méthode adossé à un calendrier des opérations entre le SNES et l’USP permettant de baliser les actions à accomplir dans un laps de temps incompressible. Le Collectif est satisfait de constater que M. TARLET et PECH ont accepté ce principe qui sera acté après la tenue de leur prochain conseil d’administration respectif (fin septembre 2018).

 

Une profession réunifiée pour accompagner le rapport Fauvergue/Thourot

Ces annonces tombent à point nommé au moment de la parution rapport Fauvergue/Thourot. Ainsi les acteurs de la profession sauront parler d’une même voix pour amender et soutenir les mesures du rapport et notamment celles permettant d’intégrer au mieux les entreprises de surveillance privée dans la mise en place d’une « Sécurité globale » réclamée par les pouvoirs publics et les professionnels.

Ce rapport offre à la profession les moyens de sa restructuration pour se coordonner parfaitement avec l’ensemble des acteurs de la chaine de « Sécurité globale ». Le collectif salue la volonté du rapport de donner les moyens aux acteurs de la sécurité privée pour renforcer la confiance de la part des représentants de l’Etat et des polices municipales indispensable et permettre d’accroitre le partenariat avec eux.

Nos entreprises répondront présentes pour assister et accompagner les pouvoirs publics dans leur mission. Reste à créer les conditions favorables :

  • Mettre en place une politique ambitieuse de formationdes cadres, agents de maîtrise et salariés de la sécurité ainsi que les conditions de son financement pour permettre aux agents d’assurer mieux leurs missions actuelles et développer les nouvelles compétences nécessaires à la mise en place du continuum.
  • Mettre en place une garantie financièreafin de mettre un terme à la concurrence déloyale de la part d’entreprises qui se créent par effet d’aubaine (Rappelons que 67% des sociétés privées de sécurité n’ont aucun salarié).
  • Interdire la sous-traitance en cascade, action impossible à ce jour sans modification de la loi.
  • Mettre en place une réflexion sur les excès de certaines pratiques commerciales : le continuum de la sécurité passe aussi par des prix raisonnables. C’est dans ce sens que le collectif a interpellé Pierre Pelouzet, le médiateur des relations inter-entreprises et le préfet Philip Alloncle, Délégué aux Coopérations de Sécurité, lesquels ont accueilli favorablement la démarche du collectif.
  • Donner plus de moyens juridiques au Conseil national des activités privées de Sécurité (CNAPS) pour lutter contre les pratiques de dumping social.

 

Les étapes de la réunification

Patrick Senior (BSL Sécurité) et Gérard Martin (Fiducial Sécurité), porte-paroles du Collectif « Urgence Sécurité », saluent l’attitude des Présidents du SNES et de l’USP qui va dans le sens de la signature d’un accord de méthode sur laquelle acceptent d’avancer les parties prenantes. Cet accord engagera les signataires sur le déroulé des opérations et les délais définis dans l’accord  permettant d’aboutir à  la réunification des deux syndicats.

2018-09-13T17:25:16+00:00